Economie générale et pharmacologie - Trouver de nouvelles armes - Pour une polémologie de l'esprit
Économie générale et pharmacologie - Présentation du séminaire 2008-2009
En 1949, Georges Bataille développe sa pensée d’une économie générale face à ce qui arrive alors à l’Europe en ruine – et comme un salut – : le plan Marshall. Bataille écrit alors ceci :
La possibilité de poursuivre la croissance est elle-même subordonnée au don : le développement industriel de l’ensemble du monde demande aux Américains de saisir lucidement la nécessité, pour une économie comme la leur, d’avoir une marge d’opérations sans profit. Un immense réseau industriel ne peut être géré comme on change une roue… Il exprime un parcours d’énergie cosmique dont il dépend, qu’il ne peut limiter, et dont il ne pourrait davantage ignorer les lois sans conséquences. Malheur à qui jusqu’au bout voudrait ordonner le mouvement qui l’excède avec l’esprit borné du mécanicien qui change une roue.
Ce séminaire 2008/2009 réactivera
la question de l’économie générale appréhendée comme nouvelle époque de
l’économie libidinale à l’âge hyperindustriel. Au départ de la réflexion seront
posés en principes :
- qu’un système d’économie générale – comme à dire le système d’une économie agençant ce qui fut examiné dans des séminaires précédents comme subsistances, existences et consistances – ne peut que se constituer en un système de soin – corps et âme,
- qu’un système de soin est de part en part pharmacologique,
le sens politique de ces deux principes signifiant qu’au début du XXIè siècle, il s’agit de transformer le psychopouvoir en noopolitique.
Le séminaire consistera en six séances distribuées sur les deux semestres. Il proposera des lectures de Hans Jonas, Anthony Giddens, Ulrich Beck, Niklas Luhmann, Maurizio Lazzarato et Amartya Sen.
Les trois séances du premier semestre seront assurées par Bernard Stiegler les 22 octobre, 12 novembre et 10 décembre 2008.
Amphithéâtre Strourdzé, Collège International de Philosophie, 1 rue Descartes, 75005 Paris.