association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit
Data pour données et ware, que l'on retrouve dans hardware et software, qui vient du vieil écossais et signifie "objet de soin".
L'histoire de l'informatique et des technologies de l'information à successivement porté son attentioni sur les différentes couches de son architecture que sont le hard (le matériel), le soft (le logiciel) et le réseau. A présent nous sommes dans le dataware, c'est à dire qu'une attention toute particulière est portée aux données : à leur collecte et leur agrégation a partir desquelles des services sont proposés.
Les quatre vagues d’architecture qui ont marqué la conception des systèmes d’information :
1. La première vague d’architecture est celle du Hardware, qui peut être symbolisée par IBM (International Business Machines) et ses Mainframes, gros serveurs centralisés auquel on accède par des terminaux dit "passifs" car ils n'ont aucune autonomie en matière de puissance de calcul et de stockage, ni et aucune finalité en dehors de pouvoir se connecter au système central.
2. La deuxième vague est celle du Software, qui peut être symbolisée par Microsoft et son architecture "client lourd". «Lourd» signifiant ici que les terminaux disposent d'une puissance de calcul et de stockage qui va permettre, entre autres, toute l'explosion de la bureautique et plus généralement des logiciels que l'on peut installer et utiliser sur un ordinateur, même sans accès à un serveur. La démocratisation du PC (Personal Computer) verra l’avènement, et le quasi monopole, du célèbre système d'exploitation Windows de Microsoft.
3. La troisième vague d'architecture est celle du Netware, qui peut être représentée par Sun (qui est l'acronyme de Stanford University Network). Ici on parle d'architecture trois-tiers car on distingue la couche où sont stockées les données, celle où les règles fonctionnelles et métiers sont effectuées par les algorithmes et, finalement, la couche dite de présentation, celle que voit l’utilisateur sur son écran. Dans cette architecture, le fait que les données soient distribuées et accessibles via un réseau est prise en compte. On accède aux applications avec un client léger, ce client léger n'est autre qu'un navigateur web.
4. Enfin, nous sommes à présent rentrés dans une quatrième vague d'architecture que l'on nomme dataware. Cette architecture est tout simplement l'architecture actuelle du web (dans la mouvance de ce qu'on appelle le web 2.0), et elle peut-être symbolisée par Google. Dans cette architecture, le client peut être un client dit "riche", c'est à dire que l'interface de l'utilisateur peut être aussi dynamique et conviviale qu'un client lourd. On parle d'ailleurs souvent d' «architecture orientée ressource» car les informations et données sont consommées, telles des ressources sur le web, et restituées dans des interfaces graphiques web, sans pour autant qu'il ait fallu installer une application spécifique sur l'ordinateur client.
Dataware désigne par ailleurs une tendance majeure où les données, la manière d'y accéder et de les manipuler devient un enjeu technologique, industriel et économique. Il s'agit par exemple, pour les services de réseaux sociaux, de capturer le plus de données sur les utilisateurs du service. Pour les moteurs de recherche, de parcourir et d'indexer le plus de documents sur le web. Le dataware, notamment dans les services de réseaux sociaux, vire souvent au datawars, à la guerre des données, pour capter et déposséder les internautes de leurs données.
Le dataware amène logiquement les acteurs qui fournissent leurs services depuis le web à constituer des infrastructures capables de gérer ces volumes colossaux de données récoltés sur le web, ce qui conduit au Cloud Computing.