association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit
APPEL A PARTICIPATION AU GROUPE DE TRAVAIL
ECONOMIE DE LA CONTRIBUTION

ARCHIVES DE l'ATELIER
- Enregistrements audio des séances de l'atelier
- Intervention de Bernard Stiegler lors de la séance du 6 Novembre 2010 (video)
- Intervention de Bastien Sibille : Entreprises à sources ouvertes
- Propositions pour le financement d'une croissance durable et soutenable : séance du 20 mars 2012
- Energie contributive : séance du 19 mai 2012
- Efficacité énergétique : séance du 28 janvier 2013
Ce groupe de travail « Economie de la contribution », est une thématique au centre de nos préoccupations ; celle-ci a fait l’objet de plusieurs débats au théâtre de la Colline et a été largement abordée dans nos publications, dans nos interventions publiques et dans notre Manifeste 2010.- cf. www.arsindustrialis.org/manifeste-2010
Ses objectifs, comme expliqué plus en détail ci-dessous, sont d’approfondir cette question avec d’une part des membres de l’association - ceux-ci pourront, entre autres, nous faire bénéficier de leurs expériences dans des pratiques « contributives »-, et d’autre part avec des personnalités externes auxquels nous faisons ponctuellement appel pour confronter leurs points de vue avec les résultats de nos travaux.
Depuis la première réunion tenue en novembre 2010, plusieurs réunions ont eu lieu sur les thèmes successifs suivants :
Finance contributive
Economie de la contribution : libre et durable , avec la participation de Thanh N’Ghiem et de Bastien Sibille
Travail/revenu/fiscalité avec la participation de Jean-Marie Monnier et Carlo Vercellone
Monnaie/dette : paix monétaire et financière au sein de la zone euro, avec la participation de Maurizio Lazzarato et Pierre Sarton du Jonchay
Innovation comme pharmacologie positive au-delà de la logique économiste, avec Jean-Paul Karsenty
Propositions pour le financement d'une croissance durable et soutenable, avec Michel Aglietta et Cédric Ringenbach
Economie de la contribution et transition énergétique, avec Rémy Besnard (CEA et Energies Alternatives), Cédric Rinchenbach (The Shift Project), Thierry Verstraete (ESC Rennes) /Marc Potel (BPCE)
L'impératif de l'efficacité énergétique, avec Skip Laitner, économiste américain, proche de Jeremy Rifkin, et Maurice Sanciaume (Agilent technologies)
QUELQUES PRECISIONS SUR CE GROUPE DE TRAVAIL
Ars Industrialis n’a cessé, à travers ses publications, ses débats au théâtre de la Colline, ses divers séminaires, sa participation à divers colloques, ses interventions dans des émissions de radio et de télévision, de forger et de faire connaître des propositions théoriques et pratiques sur les conditions permettant de faire évoluer le mode présent d’organisation industriel de producteur-consommateur vers une économie de la contribution, susceptible de mettre fin à une prolétarisation généralisée de moins en moins soutenable, que ce soit psychiquement, politiquement ou économiquement.
Dans notre nouveau Manifeste, rendu public à la fin du mois d’août, nous soulignons que la crise en cours n’est pas simplement financière : il s’agit de la fin d’une organisation économique et industrielle qui a marqué le XXè siècle, que nous caractérisons comme consumériste ; celle-ci a atteint ses limites en soumettant le devenir des systèmes sociaux au devenir du système économique, lequel a une emprise de plus en plus totale sur le système technique[1].
Bien que cette situation soit loin d’être pleinement reconnue, trois ans après l’éclatement de la crise présente, de plus en plus nombreux sont les instances publiques et les économistes remettant en cause les doxa néolibérales qui nous ont mené à cette faillite : c’est par exemple le cas du rapport de l’ONU dit Rapport Stiglitz [2], lequel reconnaît que nous n’avons pas seulement à faire à une crise financière, mais à une crise du système économique et de ses pratiques, ainsi que du Manifeste des économistes atterrés de septembre 2010[3] .
Dans notre manifeste de 2005, nous posions que le système consumériste atteindrait rapidement ses limites d’abord parce qu’il ruinait l’énergie libidinale, c’est à dire le désir, en le captant de façon destructive. Nous posions que le capitalisme est comme toute économie un stade de ce que Freud avait appelé l’économie libidinale, mais qu’à la différence des stades précédents, celui-ci conduit à l’épuisement de l’énergie libidinale elle-même. Cette thèse est désormais largement attestée, partagée et éprouvée par tout un chacun, qui constate le devenir pulsionnel et addictif de la consommation souvent en soi-même.
Or, la révolution numérique a fait émerger un nouveau type d’économie industrielle qui reconstitue une économie libidinale, c’est à dire un dispositif d’investissements dans des objets de travail et de socialisation : l’économie contributive est en cela précisément une économie libidinale, et elle se caractérise par un nouveau type de comportements individuels et collectifs, celui qui caractérise la figure d’un contributeur affilié à un réseau (qui n’est pas nécessairement électronique mais toujours social).
Cette nouvelle forme d’économie, nous l’entendons en tant que :
Dans cette perspective, de nouvelles séances devraient être organisées, en particulier sur les questions suivantes :
Les participants aux séances du groupe de travail sont constituées des personnalités et des membres invités ; en effet seul un nombre limité de participants permet d’engager un dialogue constructif.
Les autres membres du groupe de travail ont la possibilité d’apporter leur contribution ensuite ; en effet la séance est enregistrée et diffusée ensuite à tous ses membres, par l’intermédiaire d’une liste de discussion intranet qui peut être utilisée par chacun des inscrits.
Les membres de l'association a priori intéressés à rejoindre ce groupe de travail sont invités à se manifester en envoyant un message à contact@arsindustrialis.org avec l'expression « Economie de la contribution » dans l'objet du message, en précisant leurs centres d’intérêt et les contributions qu’ils seraient susceptibles d’apporter en fonction de leurs propres recherches et de leurs expériences.
[1] cf. B. Stiegler , ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, De la pharmacologie, Flammarion, 2010, p.163
[2] cf. Le rapport Stiglitz, Pour une vraie réforme du système monétaire et financier international, éd. LLL Les liens qui libèrent, 2010, p.32
[4] cf. Yves Citton, L’avenir de nos humanités, Economie de la connaissance ou cultures de l’interprétation, La Découverte, 2010, p.47
[5] cf. Deleuze, cours du 24 Janvier 1984 disponible sur le site « la voix de Gilles Deleuze » , http://www.univ-paris8.fr/deleuze
[6] Frédéric Lordon, La crise de trop, Fayard, 2009, pp.115-117
[7] Frédéric Lordon, Capitalisme, désir et servitude, La Fabrique, 2010 p.30
[8] cf. Richard Sennet, Ce que sait la main, la culture de l’artisanat, Albin Michel, 2009
[9] cf. Gilbert Simondon, Du mode d’existence des objets techniques, Aubier, 1989
[10] cf. Amartya Sen, Un nouveau modèle économique, Odile Jacob, 2000 et L’idée de justice, Flammarion, 2010
[11] cf. site Ars Industrialis, Manifeste 2010
[12]cf. Maurizio Lazzarato, Expérimentations politiques, Ed. Amsterdam, 2009 , p.168 : « nous avons besoin de temps comme matière première fondamentale ».
[13] cf. Vocabulaire sur le site Ars Industrialis
[14] cf. Laurent Gadin, Les entreprises sociales, Revue du Mauss, 15 Mars 2010, http://www.journaldumauss.net/spip.php?article664
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